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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 18:27
Comment je ressens la bi polarite

C'est une maladie qui a autant de symptômes que de patients je pense. Quoique on a des symptômes en commun, chacun le vit quand même asa manière. Dans mon cas, souvent cela me rappelle l'usage de la cocaine. Ceux et celles qui ont cette expérience peuvent relater un peu je pense.

Quand on consomme la coke, au début on se sent un peu plus vif... les idées semblent plus claires, plus vives. On devient plus efficace et créatif. Peu à peu cette efficacité donne place à trop d'idées en même temps. On n'arrive plus à se concentrer sur une idee  à la fois, et quand on pose des questions aux personnes autour, comme on pense plus vite et on est très curieux, avide d'apprendre, la réponse nous vient trop lentement. Cela nous irrite... "pourquoi la personne prend tant de temps pour repondre, elle ne peut pas aller un peu plus vite?" car on a deja cent autres questions qui se sont formées dans notre tête.

A part la sensibilité de la peau, qui semble plus anesthésiée, les autres senses bouillonnent. Les sons devient plus bruyants, les couleurs plus intenses, les odeurs presque nauséabondes. L'espace temps est different.. tout va plus vite et je n'arrive plus à supporter les autres, que l'on ne soit surtout pas trop proche de moi, il me fait de l'air.

Puis vient la chute.. la paranoïa, la culpabilité car on se rend compte de notre comportement bizarre. On est fatiguée mais le mental ne veut, ne peut, pas dormir, car les pensées vont encore à toute vitesse. Le coeur bat plus vite.

 

ceci semble un peu à ce qui emmène vers des états hypomaniaque.

 

Cela peut durer quelques heures comme quelques jours. Le début en est très agréable, c'est la suite qui est le plus dur, quand tout est de trop.

 

Ensuite il y a aussi juste des moments d'hypersensibilité, là où je vis chaque sens amplifié, je ne suis pas sûre que cela soit du à  la maladie ou juste à ma facon de fonctionner. Des moments où les mouvements des autres, leurs bruits, la lumière etc deviennent insupportables car amplifiés par dix.

 

 

Ensuite, il y a des états où je suis fatiguée, mais alors fatiguée à ne plus pouvoir bouger, aller aux toilettes et où manger est un effort insurmontable. Parler au telephone, avoir une vie sociable, est extrêmement difficile. Et ces états là peuvent durer quelques heures, comme quelques années. Il n'y a pas forcément des émotions ni de pensées négatives, mais un état de léthargie.

et il y a des états de négativité... tout semble injuste, des pensées négatives prennent toute la place et on est complètement démuni face à cela. On sait pertinemment que ces pensées viennent, mais on n'a plus le moyen de les battre.

Autres états sont des états de tristesse épouvantable...cela est le plus dur à vivre. Mais ces états là sont souvent du à un choque émotionnelle.

Les gens, bien pensant bien sur, nous disent de voir le côté positif des choses, et cela en plus de notre état nous fait sentir coupable, car on ne peut pas à ces instants là.

Petit à petit des idées suicidais se forment. Cela aussi j'observe et raisonne, mais elles viennent, surgissent et viennent de plus en plus vite.

Heureusement j'arrive là à raisonner et je sais au fond que cela aussi va s'arrêter, ceci qui empêche de trop me laisser envahir.

Malgré le fait que je déteste la routine, il me faut une certaine stabilité dans les hauts et les bas de ce mal etre. La relation avec mes enfants et l'homme de ma vie me donne cela. Quand quelque chose dans ces relations me perturbe, la descente vient inlassablement. Quand je suis trop enthousiaste, je peux aussi m'emporter et devenir légèrement mais agréablement hypomaniaque. Mais cela aussi, j'arrive de mieux en mieux contrôler.

Puis, quand je me rends pas compte que je parle trop vite, trop forte, que je rigole trop, mes proches me le disent et je m'efforce à me calmer.

Parler avec ma psy m'aide énormément à gérer mes états, ales  reconnaître.

Au contraire de ce que beaucoup pensent, les médicaments m'ont fait plus de mal que du bien. Par contre la thérapie, une vraie ecoute humaine, cela m'est précieux.

 

Hélas il y a de moins en moins d'aide, j'ai la chance d'avoir une excellente aide au CMP, mais cela n'est pas toujours le cas.

Il y a des psychologues et des psychanalystes qui font un réel bon travail, qui sont humains et vraiment à l'écoute et savent que chaque "bipol" est un cas unique.

Je ne peux que vous conseiller cela. 

Sur Paris, si vous voulez, je pourrais vous guider. Ailleurs, de bouche a l'oreille, on arrive à trouver des très bien aussi.

Je ne proclame pas l'abandon des médicaments, comme je dis, chaque cas est unique, mais on ne peut pas être compris, ou bien nous comprendre nous mêmes, sans une bonne thérapie.

 

Nous, les bipolaires, on n'est pas fou , pas méchant, mais on a juste un dérèglement des états émotionnelles et énergétiques. Soyez un peu plus compréhensif de notre exubérance, on pourra aussi vous apporter un peu d'intensité. Cela a ses avantages, même si on en paye un prix fort. On vit tout plus intensément, et dans les moments de bonheur.... c'est le pied! 

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Published by zara-ecolo
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Elle est de retour!

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Après quelques années d'absence volontaire, je me suis décidée de redonner Vie à mon ancien blog...mon espace personnel où je raconte ce que je veux sur mon amour pour les animaux, à deux ou à 4 pattes, la terre, la nourriture et que sais-je.

 

Bienvenu(e)s chez moi!

 

Esther/Zara

 

 

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